Lady Gaga en couverture de Elle US

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En plus de la couverture de Elle UK que fera Gaga pour l’édition de Novembre, c’est Elle US qui nous surprend aujourd’hui en dévoilant leur édition d’Octobre, elle aussi Gagaesque! La couverture et les photos de l’intérieur ne sont disponibles qu’en mauvaise qualité pour l’instant, mais elles seront bien évidemment disponibles en HQ dans notre galerie dès que possible!
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De plus, une information capitale a été révélée dans le magazine: la pochette de l’album ARTPOP sera une sculpture de Gaga faite par Jeff Koons !
 
Que pensez-vous de ces photos et de cette information?
 
MAJ: Les photos ont été remplacées par des photos HQ!
 
Voici de plus une vidéo du shoot (via Anthony):

 
MAJ du 28/09: Retrouvez ci-dessous la traduction complète de l’article de Elle !

Chez Joanne, une trattoria familiale planquée à quelques marches sous le niveau d’une rue de l’Upper West Side de Manhattan, les livreurs qui arrivent avec de petits cageots de fleurs fraiches ne clignent pas d’un œil lorsque la fille du propriétaire du restaurant se précipite pour leur indiquer le jardin au fond. Même si la fille porte ce qu’elle appelle en riant à moitié sa « tenue de jardinage » : l’assemblage sommaire et noir d’un haut McQueen, d’un short à taille haute vintage d’Alaïa, et des chaussures pointues.
 
Bien que cela semble improbable, lorsqu’elle est dans la petite bulle familiale du petit restaurant italien de son père Joe, la femme qui vit depuis 2006 sous le nom de Lady Gaga reste Stefani Joanne Angelina Germanotta, un petit bout de femme de 27 ans qui appelle toujours son père Papa. Elle a grandi à deux pâtés de maisons de là où se trouve désormais le restaurant, dans un quartier italien démodé, où elle collectionnait « ces jouets merdiques des Happy Meals de McDonald’s » et apprenait à jouer du piano à l’âge de 4 ans. C’est désormais un conte bien connu : ses parents travaillaient de longues journées – sa mère dans les télécommunications chez Verizon, son père installant le WiFi dans les hôtels – pour pouvoir envoyer leurs deux filles (la jeune sœur de Gaga, Natali, est maintenant étudiante en mode à Parsons) au Couvent du Sacré Cœur, une école privée pour filles dans l’Upper East Side. Après un bref passage à l’Ecole d’Arts Tisch de New York, elle a abandonné pour poursuivre la célébrité en centre-ville. Et voilà : la gosse des clubs du Lower East Side s’est transformée en une Madonna Deuxième Génération, et puis en quelques chose de plus – la reine marginale de la pop music.
 
Gaga a vendu 24 millions d’albums dans le monde ; sa dernière tournée – bien qu’elle ait été écourtée en Février pour son opération de la hanche – a ratissé 168 millions de dollars, permettant à la star d’empocher ce qu’on estime à 80 millions de dollars et la plaçant en haut de la liste de Forbes des « Moins de 30 ans » de cette année. (Un fait qui semble choquer la reine de la provocation elle-même. A un moment de notre interview, elle plaisante : « Je n’aurais jamais imaginé de toute ma vie être aussi riche que je le suis – putain de merde. ») C’est pourquoi il est quelque part irréel de voir Stefani faire toute une histoire à propos d’un nouveau massif de fleurs plein de mousse, ou taquiner malicieusement sa mère, Cynthia, qui arrive vêtue d’un haut noir, d’un pantalon évasé, et d’un chapeau panama en paille. « Maman, je t’avais dit d’être décontractée aujourd’hui ! » proteste-t-elle.
« Je suis décontractée ! C’est mon chapeau cheveux sales ! », dit Cynthia, cheveux blonds, longs et soyeux.
« On dirait que tu vas dans les Hamptons ! » Les deux se font un câlin en rigolant. La scène est presque digne d’une carte postale. « Maman, » dit Stefani, « c’est pour t’embêter. »
 
Nous trouvons Joe perché derrière le bar, un homme costaud portant un tshirt noir et un jeans, du genre fort et silencieux – jusqu’à ce qu’on le fasse parler de sa fille. Son restaurant est devenu une Mecque pour les fameux little monsters de Gaga, et Joe garde les sacs contenant les lettres qui lui sont envoyées ici. Sans mentionner les cadeaux : une boite de créations d’une classe de lycée, une guitare customisée, une veste en cuir faite par un fan (un produit qui a une chance d’être porté à son tour, Gaga est connue pour donner les marchandises envoyés par ses fans artistes).
Gaga montre son père du doigt. « Je pourrais être au Chili, ou n’importe où dans le monde, à n’importe quelle heure du jour – il ne sait pas, ou s’en fout ! – et un fan serait ici et apporterait quelque chose de sympa ou joli, et il m’appellerait toujours. Et il dirait, ‘Peux-tu leur parler pour moi ?’ Pour moi ! Il dit toujours pour moi ! Et je dirai, ‘Oh, Papa, je dois aller sur scène. Il y a 80.000 personnes qui attendent. Il dirait, ‘Oh non, dis juste bonjour s’il te plait…’ »
 
Elle a mis un point d’honneur à ne jamais faire attendre les fans des 98 shows qu’elle a effectués en tournée avant qu’une larme labrale dans sa hanche ne la force finalement à annuler les derniers 22. Ce n’est que lorsqu’elle s’est faite opérer que les docteurs ont découvert qu’elle avait en fait performé avec une hanche cassée. Jusqu’à cet instant, me dit-elle, son point de vue était que « Tout fait mal – tout le temps – lorsque vous êtes en tournée. Je ne suis pas exactement sûre de quelle partie de mon putain de corps souffre le plus. Mais j’ai 26 chansons à chanter. »
 
Je demande à quel moment elle a finalement réalisé qu’elle devrait annuler. Pendant un moment, elle me regarde comme si elle allait me gifler. « Quoi, je vais appeler et dire ‘Désolée, ma hanche me fait mal. Pouvez-vous aller dire aux 15.000 personnes qui font la queue dehors de rentrer chez eux ?’ »
 
Depuis l’opération, Gaga a expérimenté une première dans sa carrière de superstar mondiale : du temps en dehors des projecteurs. Ces trois dernières années, elle a exercé un contrôle exquis (et fatiguant) sur les médias et sa nation de monstres, constamment surpassant ses propres cascades – qu’est-ce qui passe au-dessus d’une robe en steak tartare ? Arriver aux Grammys dans un œuf géant ! – tout ça en déroulant un flot constant d’hymnes sur l’acceptation de soi supporté par des rythmes de danse se traduisant de Johannesburg à Jakarta. Mais Gaga n’a pas pris de pause durant son arrêt forcé : elle a utilisé son temps, embrassant la liberté de « retourner aux origines », et a préparé de quoi faire ses preuves à nouveau – cette fois pas seulement en tant que pop star, mais, de manière cruciale, en tant qu’artiste pop. « J’ai fait un retour sur moi lorsque j’avais 19 ans, avec tous mes livres sur Warhol, et tous mes CDs de Yoko Ono et John Lennon, mes CDs des Rolling Stones, et mes trucs sur Bowie, et j’ai dit, Qu’est-ce qu’elle voudrait que je fasse maintenant ? Eh bien, elle voudrait que tu appelles Jeff Koons et Robert Wilson et Marina Abramovic et Inez & Vinoodh, » dit-elle, égrenant la liste des sommités des mondes de l’art et de la pop comme un dieu du rock parlant de reformer son groupe. « Et c’est ce que j’ai fait. » ARTPOP, l’album qu’elle sortira le 11 novembre, inclus des collaborations avec les personnes ci-dessus : vidéos, performances, application pour mobiles, et des robes top secrètes pour les tapis rouges créées, clame-t-elle, « avec l’aide d’ingénieurs de l’armée. » C’est, promet-elle, une occasion de faire ce qu’elle a toujours rêvé : faire une véritable et honnête déclaration artistique.
 
Pas de pression, dis-je.
 
« De quoi parlez-vous, la pression ? » me dit-elle. « Je suis géniale sous la pression. Je suis une guerrière. Je suis Rocky, au round 12. »
 
Nous quittons le restaurant pour une courte marche en centre-ville vers son quartier général – officiellement appelé la Haus of Gaga. Il y a avec nous le créateur de la Haus, Brandon Maxwell, 29 ans, qui fut autrefois l’assistant du précédent styliste de Gaga, Nicola Formichetti (qui a récemment quitté ce boulot pour prendre la tête de Diesel, et qui selon certaines sources disait avec une exaspération moqueuse que Gaga se change « 12 fois par jour ; c’est dément »). Plus tard, Maxwell dit des changements de tenues de Gaga : « Elle fait un défilé avant d’entrer dans la voiture pour se rendre à un shooting. » Bien que cela n’implique pas forcément des tenues en soi. « Le fait qu’elle soit nue, » dit-il, « c’est toujours un look. »
 
Gaga n’est pas nue, mais elle est toujours essentiellement en sous-vêtements – exception faite du manteau en laine et tweed de Thom Browne qu’elle porte en bandoulière (bien qu’il fasse 32 degrés). Elle fait glisser ses lunettes sur ses yeux ; une fois que nous tournons au coin de Central Park West, elle allume un joint. Quelque chose dans son allure dit Au revoir Stefani. Maman Monstre – dans toute son insouciance et sa gloire – a atterri.
 
Chez Joanne, Gaga plaisantait sur le fait qu’elle imprimait des tshirts « qui disaient que nous en avions marre d’être traités comme des étudiants en art. ‘JE NE SUIS PLUS UNE ETUDIANTE EN ART JE SUIS UNE ARTISTE’. » Mais sur le trottoir, elle double son orgueil, et sort une proclamation qui sonne comme quelque chose qu’on pourrait entendre de la voix d’une tête de Gaga animée suspendue sur scène : « En tant qu’artiste, » dit-elle doucement et fermement, « en tant qu’étudiante de Warhol, je suis désormais la manifestation de ses rêves. »
 
Bien que Gaga n’attire étrangement que peu l’attention des habitants de New York portant des œillères à Columbus Circle, une fois qu’elle est en public, elle est manifestement sur scène et aux commandes. La différence entre ce numéro de grande prêtresse et la fille qui faisait un câlin à sa mère il y a une demi-heure est détonante. Et même ma propre réaction à ça a été orchestrée : inviter un journaliste dans le restaurant de ses parents, n’est après tout pas une coïncidence, tout comme son volte-face abrupt après que nous l’ayons quitté. « Je suis – Stefani est – une artiste perpétuellement torturée. Bien sûr ! C’est pourquoi j’ai changé mon nom. Je ne peux pas être elle en public, » dit Gaga, retenant un rire. « Elle serait une épave ! »
 
Stefani, par exemple, n’aurait peut être pas eu l’audace de devenir l’apprentie de Jeff Koons. L’artiste fut présenté à Gaga pour la première fois en 2010 par Miuccia Prada, lors du Metropolitan Museum of Art Costume Institute Gala. Il l’appelle « l’auditrice » ; les deux plaisantent sur leur tendance commune « à fixer des choses pendant une décennie. » Gaga l’a invité à la Haus pour un dîner au homard (oui, elle a cuisiné). Ils ont trainé à la ferme de Koons en Pennsylvanie et dans son studio de Manhattan, où, dit-elle, « il fait une sculpture de moi, et ce sera la couverture de mon album. » La nuit précédent notre interview, elle a diné chez lui. (Gaga dit : « J’essaie toujours de découvrir s’il a été drogué et si son esprit a été contrôlé pour faire ça. ») Elle me dit qu’elle lui a « posé – quoi ? – 500 questions et je l’ai fixé pendant qu’il parlait, en écrivant dans mon carnet de notes, m’accrochant à chaque mot. » Elle ajoute, « A chaque fois que je suis près de lui, je transpire. »
 
Elle se sent tout aussi humble devant Marina Abramovic, qui l’entraîne pour « l’art de la performance » (tout comme l’auteur dramatique et réalisateur Robert Wilson). La collision – ou est-ce une collusion ? – de l’art et de la pop n’a rien de neuf. La star japonaise du pop-art Takashi Murakami et le rappeur-producteur Pharrell ont créé ensemble une sculpture à 2 millions de dollars qui fut exposée à l’Art Basel Miami Beach en 2009. En juillet de cette année, Jay-Z a filmé une performance marathon de 6 heures de son single « Picasso Baby » devant les badauds admiratifs de Chelsea’s Pace Gallery, un coup modelé d’après les performances artistiques de Abramovic et fait avec la bénédiction de l’artiste. (Abramovic est aussi présente dans le show). Pour Gaga, il ne s’agit pas d’un flirt banal. C’est ainsi qu’elle prévoit d’appâter sa fanbase vers un domaine culturellement plus haut – et de s’y installer. « Vous cachez quelque chose qui est culturellement intéressant dans quelque chose d’autre, comme une chanson pop. Puis vous l’envoyez au monde entier, et soudainement ils découvrent quelque chose de nouveau. C’est ce que j’ai toujours fait, » dit-elle. « Maintenant nous faisons ça à un plus haut niveau. » De plus d’une manière, apparemment. Plus tard, elle me dira au sujet d’Artpop : « J’étais moins bourrée et plus défoncée pour ce disque… si ça a un sens. »
 
Dans un vieil et imposant immeuble de luxe de Central Park South à New York, nous prenons un ascenseur menant à un appartement en duplex dominant le parc, et la fanfaronnade Warholienne qu’elle a faite plus tôt commence à faire sens : c’est sa Factory, le sanctuaire où des jours et des nuits sont passés à rêver des nouvelles manières de présenter les provocations de la popstar. On me dit que je suis le premier journaliste à mettre un pied à l’intérieur.
 
Ici, dans une pièce tapissée de motifs floraux géants, les membres de son équipe unie se sont retrouvés (un dimanche) pour l’un de leur meeting habituel. La maquilleuse Tara Savelo est assise en face d’une toile et peint. Le coiffeur Frederic Aspiras bricole un jeu de perruques blanches tissées de câbles et de tubes LCD pour un tournage de clip à venir. Chaque moment de mode de Gaga est soigneusement conçu – même si son exécution équivaut à de l’artisanat. « Il y a un million de fois avant un show où elle est là par terre, à coller quelque chose, à peindre quelque chose, » dit Maxwell. La nuit précédent un concert en Corée, « nous sommes restés durant sept heures à coller des critaux sur une tenue car elle avait besoin de plus de cristaux. »
 
Chaque album de Gaga amène une nouvelle esthétique. Sa prochaine itération est encore un secret bien gardé – mais attendez-vous à quelque chose de plus épuré. « Je suis en quelque sorte enragée et je refuse de porter de l’eyeliner ou des des faux-cils, » dit-elle. « J’adore être maquillée. Mais c’est devenu quelque chose que je devais faire chaque jour pour entretenir mon iconographie. Je veux effacer toute cette idée et en avoir une entièrement nouvelle. Alors chaque matin, après que nous ayons fait notre maquillage, je fini par aller dans la salle de bain et je l’enlève. »
 
Doucement le groupe migre vers le salon tapissé en faux serpent pour l’évènement principal : une session d’écoute d’Artpop. L’album a été réalisé durant ces deux dernières années, « à la manière dont on faisait les vieux, vieux disques, » avec Gaga qui a écrit personnellement plus de 100 chansons avant d’en réduire le nombre. « J’écoute chacune encore et encore, » dit-elle. « Et je les rends parfaite. Je suis toujours en train de les rendre parfaites. Et je les rendrais parfaites chaque jour jusqu’à ce qu’ils les arrachent de mes doigts ensanglantés. » Ses potes de la Hais s’assoient jambes croisées sur le sol avec ce qui semble être une anticipation à couper le souffle pendant que je rejoins Gaga, son doigt faisant tourner la molette d’un iPod, sur un canapé rose pâle comme du Pepto (NdT : Pepto-Bismol est un médicament pour l’estomac de couleur rose).
 
Elle appuie sur Play.
La pièce vibre avec un Applause d’opéra, un super morceau de dancefloor à brûler le parquet fait, me dit-elle, pour sonner comme une montée d’adrénaline. « Donnez moi cette chose que je veux / Donnez moi cette chose que j’aime, » chante Gaga la voix, pendant que Gaga la femme rayonne dans la pièce, tous les yeux braqués sur elle. « J’ai quelque chose que je pense qu’aucun autre artiste n’a, » me dit-elle. « Je pense sincèrement qu’il y a un certain type d’applaudissements… lorsque les fans applaudissent pour que vous continuiez. » En tournée, elle jure que les fans du pit, assez proches pour voir la souffrance sur son visage, lui ont murmurée Est-ce que tu vas bien ? « Ils savaient, je vous le dis, » affirme-t-elle. « Ces gosses, lorsqu’ils lèvent leurs mains et les font se toucher, ils me donnent cette chose dont j’ai besoin. »
 
Gaga a toujours été alimentée par une sorte de furie créative – contre les conventions, contre les discriminations à l’égard des gens mis à l’écart, particulièrement les adolescents homosexuels, qu’elle soutient. Alors qu’elle joue morceau après morceau, ces émotions commencent à ressurgir. Durant « Swine » – un dubstep féroce avec les paroles « Tu n’es qu’un porc dans un corps humain » – elle est tellement dans l’instant qu’elle lance furieusement un verre de vin contre un mur et danse au milieu des éclats pendant que la Haus ris et l’encourage. Ces jours-ci, il est clair qu’elle est enragée, du moins en partie, contre les critiques qui remettent en question l’authenticité de ses combats passés – les brimades à l’école, la dépression adolescente, les années à marteler le trottoir à la recherche du succès – qui font que ceux qui la suivent sont si symbiotiquement connectés à elle. « Tout le monde est si cynique – sur le fait que je ne peux pas purement aimer mes fans, partager une histoire vraie de mon passé, sans que quelqu’un me demande si j’ai vraiment et réellement lutté, » dit-elle. « Vous savez combien de crasse j’ai bouffé ? Vous connaissez les hommes que j’ai du affronter, les gens qui ne respectaient pas mon corps, mon esprit, mon cœur ? » En tournée, les fans « étaient la seule chose qui me faisait avancer, car je leurs disais de continuer d’avancer. Puis ses gosses n’y arrivent plus, alors je m’assois avec leurs parents et ils me disent ‘Gaga, il t’aimait. Si seulement il ne s’était pas pendu au pied de son lit,’ alors vous saurez pourquoi je me soucie de ce que je fais. » Soudain, Lady Gaga est assise sur son canapé rose, et pleure. En essuyant ses larmes, elle parle de la communauté qu’elle a construite avec ses fans, en incluant la Born This Way Foundation qu’elle a lancé avec sa mère il y a deux ans. « Je n’avais pas d’endroit comme ça où aller, » dit-elle en regardant la pièce. « Et Freddy et Tara non plus, et Brandon, Sonja, Lacee, Lane, et Kimmi non plus. » Un par un, elle fait le tour du cercle, en listant leurs combats privés et personnels, comme s’il s’agissait de badges émotionnels qu’ils auraient collecté ensemble. Lorsqu’elle en vient à son coiffeur, elle dit « Freddy a perdu son père, » et sans marquer un temps d’arrêt, il intervient : « Et je suis gay ! » Fou rire bien mérité. « Nous nous soutenons les uns les autres. De manières différentes, nous sommes brisés. Nous nous serrons les coudes… Nous croyons tellement à tout ça. » Si Born This Way était la lettre ‘ça va s’arranger’ personnelle de Gaga à ses fans, Artpop, avec toute son assurance, son audace, dit quelque chose de plus. Après des années de combat, « Ca va mieux, » dit-elle, en crachant presque les mots, « tout n’est pas parfait, mais ça va mieux. »
 
L’ambiance a besoin d’un remontant, alors Gaga écoute les requêtes. « Jouez-moi une chanson à propos d’un garçon, » lui dis-je, et soudain la pièce explose dans un bavardage frivole. Selon certaines sources, Gaga sort avec l’acteur Taylor Kinney, une idole à la mâchoire carrée de la série de NBC sur les sapeurs-pompiers, Chicago Fire ; il est selon toute vraisemblance aussi loin d’être un « little monster » qu’un homme peut l’être. Mais le maximum qu’elle ait concédé à ce sujet dans la journée est de me dire qu’elle a passé la plupart de sa convalescence à Chcago (où Kinney tourne sa série), et qu’elle est restée chez « un… ami. » Maintenant elle laisse un morceau appelé « Gypsy » parler de lui-même. C’est une balade accrocheuse, émotionnelle, le genre qui passe en fin de soirée dans un bar, lorsqu’on est sur le point de trouver un amoureux qui accepte ton style de vie fugace : « Fais tes bagages / et nous pourrons chasser le coucher de soleil. »
 
S’il y a une lettre d’amour éhontée dans Artpop, c’est « Donatella », du prénom de Lady Versace, une amie proche. Gaga blague sur le fait que la chanson est profonde, ou plutôt, « profondément mode, » en tendant sa main et regardant dramatiquement un espace fin entre son pouce et son index – « profond comme ça, » dit-elle en ricanant. « Je suis tellement fabuleuse / Regardez ça, » le morceau commence, « Je suis blonde / je suis mince / je suis riche / et je suis un peu une pétasse. » Dans un email, la créatrice dit qu’elle a entendu la chanson pour la première fois lorsque Gaga lui a organisé une soirée d’anniversaire privée chez Joanne en mai. « Le plus beau cadeau qu’elle ait pu m’offrir, » écrit-elle. « Je l’ai adoré et ne pouvais pas arrêter de danser. Je lui ai fait jouer encore et encore. La chanson est incroyable, fantastique, forte, pleine d’énergie – tout ce que j’aime. »
 
Il est dur de résister au charme de Gaga lorsqu’elle tient sa cour. Elle parle de l’application qu’elle développe pour accompagner Artpop. Les fans pourront utiliser des morceaux de l’album comme base pour créer de la musique en direct, ou créer des sculptures du bout du doigt, et les commander ensuite en ligne. Mais elle ne parle pas de business durant longtemps. Son équipe, prête avec des classeurs pleins de nouveaux projets, lui souffle d’arrêter l’écoute pour retourner travailler. « Encore une, » dit-elle, en jouant un autre morceau. Plus c’est « encore une » à nouveau, alors qu’elle continue sa fête et danse seule. Le travail devra attendre. « Je suis fatiguée rien que d’en parler. »
 

Traduction par Christelle

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41 commentaires on “Lady Gaga en couverture de Elle US”

  1. Une sculpture ? Je me demande ce que ça va être. En tout cas j’espère que ce ne sera pas quelque chose de trop futuriste comme la moto de « Born This Way »… la première photo de ARTPOP révélée (avec son masque blanc et sa crinière brune) aurait fait une magnifique pochette d’album selon moi.

    1. Ben, c’est plutôt logique, llbum s’appelant ARTPOp, Gaga representant la POp et Koons representant l’ART… les deux sont combinés dans une sculpture de Gaga par Jeff Koons… Et puisque la prise de vue à été faite par Inez & Vinoodh, on peut s’attendre a quelque chose de bien plus artistique qu’une simple photo de statue…

  2. Les photos sont MAGNIFIQUES! *o*
    Et wait & see pour la pochette, perso j’ai toujours pas pardonné à Koons son exposition scandaleuse à Versailles^^

  3. J’ai hâte de voir les phots en HD parce que sa a l’air d’être magnifique franchement ! :O Elle fais très naturelle et ce blond…. Mon dieu que je l’aime ! <3

  4. La pochette de l’album devrait sortir quand ?
    1 mois avant la sortie de l’album ? Plus ? Moins ?
    La pochette de BTW était sortie combien de temps avant l’album ? ^^

  5. puisque ça va être du Koons et que dans le clip d’Applause les lyrics évoquant Koons sont celles où elle est en cygne, peut-on imaginer que la pochette de l’album sera ce cygne affreux ? lol

  6. Bah Voilà une merveilleuse nouvelle je trouve. Je pense vraiment que c’est une idée Génial cette statue de GaGa et de plus faite par Jeff Koons pour la pochette de ARTPOP, j’ai vraiment hate de voir le résultat et quant on vois qu’il avait fais une statut de Michael Jackson avec son singe je trouve que c’est un vrai honneur pour gaga – The king of the pop and the Queen of the pop; Au final c’est très logique !!!

  7. La pochette de Born This Way était sortie un peu plus d’un mois avant la sortie de l’album, je pense que ce sera pareil pour ARTPOP, c’est bien que ce soit un artiste telle que Jeff Koons qui a fait la sculpture pour la pochette ! ça rend la pochette et le titre de l’album encore plus crédible !

  8. Merci pour la traduction de l’ITW Gagavision :D

    On apprend des choses sympatique je trouve sa change des ITW habituelle.
    Donatella une chanson dansante ok :) & Gypsy … UNE BALLADE sa me choque xD

  9. Super article, merci beaucoup pour la traduction ! Décidément les interviews de Elle sont vraiment bien fais, j’ai adoré celui-là. J’aime beaucoup le fait qu’il évoque les inspirations de Gaga pour ARTPOP et comment elle crée. Très beau photoshoot et très bon article, je suis tenté d’acheter le magasine !

  10. l’article est tout juste sensationnel ! et je pèse mes mots!!! on append tellement de choses toutes le plus formidables les unes que les autres!!! Je ressemblais à un gamin de 8 an le jour de noel à chaques fois que je commencait un lire un nouveaux paragraphe! un grand merci à christelle en tout cas pour avoir eu le courage de traduire ce p*tain de pavé !!

  11. Très intéressant comme interview, alors Gipsy est une balade ! Je m’attendais vraiment à une chanson qui bouge, mais ça n’veut pas dire pour autant que la chanson ne me plaira pas ;)

  12. Magnifique !!! Waaa l application avec sculpture que l on peut realiser et commander ca me tente bien d essayer !! :D en tout cas j’ai hate jai hate! Et j’espere que le prochain single sort en octobre :3

  13. Ce ne sera pas une « simple sculpture de plâtre » ….C’est JEFF KOONS. C’est pas n’importe qui ! Avec Gaga, on redécouvrira des artistes, des vrais ! Ce ne sera pas comme d’autres pochettes d’albums ! Elle fera beaucoup moins banale et commercial. Cet album sera un pur album d’ART, de la VRAI Pop ! Merci Gaga de rendre les gens plus curieux par rapport à l’art, j’en fais moi-même et je suis très très heureuse et j’aime cette idée de statut !

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