The Advocate

Comme nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Lady Gaga fait ce mois-ci la couverture du magazine gay ‘The Advocate’. La chanteuse a réalisé son auto-portrait, qui fait la couverture, et s’est confiée lors d’une longue interview, que vous pouvez retrouver en français ci-dessous.

 

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Lady Gaga vient juste d’atterrir à Los Angeles après un vol de nuit depuis New York City, qui a suivi une rencontre avec des fans au magasin Best Buy – un évènement bondé qui a duré jusqu’à 2h du matin. La musicienne de 25 ans, qui depuis la sortie de son premier album studio ‘The Fame’ en 2008 a vu sa popularité monter en flèche à des hauteurs stratosphériques, est conduite en voiture vers les répétitions d’une performance qu’elle donnera le soir suivant à American Idol.
 
La plupart des performeurs avec un planning comme le sien seraient épuisés. Gaga est euphorique. « Je suis tellement, tellement heureuse, » me dit-elle. « J’ai passé toute la nuit dernière avec les fans, c’était tellement amusant. » Elle semble sincère. Le ton de sa voix lorsqu’elle prononce le mot ‘fans’ est saturé d’affection.
 
Gaga est une femme très occupée, et en conséquence notre interview a été reportée quatre fois. Son album ‘Born This Way’, follement médiatique et hautement anticipé, est sorti la veille. La première semaine de vente de l’album a défié les estimations les plus optimistes de sa maison de disques, et tout le monde, de David Letterman au Wall Street Journal, veulent un morceau d’elle. Je veux juste qu’elle me décrive ce qu’elle porte.
 
Une grande partie du charme de Gaga réside dans son sens avant-gardiste de la mode – de ses chaussures surréalistes Alexander McQueen aux ergots faciaux qu’elle arbore pour ‘Born This Way’. Je lui dis que je ne veux pas avoir l’air d’un pervers, mais je veux les détails de son ensemble d’aujourd’hui. Gaga rigole. « Ca va, la perversité c’est bien, » dit-elle avant de décrire sa tenue complète jusqu’à son soutien-gorge et sa culotte (Calvin Klein), les collants de danse, et la veste en cuir avec sur le dos la couverture de son nouvel album dessinée à la main. La veste est le cadeau d’un fan qu’elle a rencontré la nuit précédente.
 
« Mon amour pour mes fans gay est un amour pur et authentique, ils me soutiennent depuis le début et je me sens connectée à leurs combats, je fais partie de leurs combats, » dit-elle.
 
L’histoire d’amour mutuelle entre Gaga et ses disciples intensément dévoués – et majoritairement gay – est intervenue dans la conversation deux fois en quelques minutes. Elle a déclaré à de nombreuses reprises que, comme beaucoup de ses « petits monstres », elle avait été molestée. Par exemple, lorsqu’elle était une jeune fille à Manhattan, elle a été littéralement jetée dans une poubelle par ses camarades de classe. Ce n’est pourtant pas que de la compassion qu’elle ressent. Sa connexion avec ses fans va plus loin, jusqu’à l’identification. Elle dit qu’elle est l’une d’eux.
 
Bien qu’elle ait récemment mis fin à sa relation irrégulière avec le musicien Luc Carl, Gaga a déjà parlé de son attirance pour les femmes dans le passé. Quant à savoir si elle se considère elle-même comme un membre actuel de la communauté LGBT – sa réponse est « oui » après une brève pause. Gaga lâche le mot, peut être pour couper court à la question qui va suivre, se demandant si elle sera obligée de répondre à la rumeur selon laquelle elle a un pénis. « La lettre B, » rigole Gaga, en laissant échapper un rire nerveux. Elle est vraiment de très bonne humeur aujourd’hui.
 
Est-ce que cette affinité déclarée pour les LGBT, le soutien pour l’égalité, n’est fait que pour flatter, de belles paroles pour vendre l’album au public, au service de la promotion ? Il serait facile d’être sceptique en ce qui concerne son enthousiasme, ou le fait qu’elle agite le drapeau arc-en-ciel. On l’a accusée de ne pas être assez gay pour prétendre à une lettre de l’acronyme, et on dit que son activisme pour l’égalité du mariage, contre la politique du « Don’t ask, Don’t tell », et pour la sensibilisation au SIDA (elle est une fois apparue dans Good Morning America habillée en préservatif) sont aussi superficiels que ces tenues outrancières.
 
« Dire que j’utiliserais la communauté gay pour vendre des disques est probablement l’une des choses les plus ridicules que quiconque puisse dire sur moi en tant que personne, » déclare Gaga. Le timbre de sa voix change, sombrant dans la frustration. « Je dirais que l’une des choses à laquelle je pense le plus chaque jour de ma vie, en plus de mes fans, de mon amour pour la musique, de la bonne santé de ma famille, c’est la justice sociale et l’égalité. » Sa conviction est convaincante.
 
Pourquoi les fans de Gaga s’accrochent-ils à chacun de ses mouvements ? Sont-ils attirés par sa non-conformité, hypnotisés par la seule force de sa personnalité, où aiment-ils tout simplement les chansons si accrocheuses qu’elle enregistre ?
 
« Je ne sais pas vraiment, » dit-elle simplement.Pour une femme à qui on demande si fréquemment d’expliquer ses looks, ses clips, sa sensibilité, sa réponse est étonnamment naturelle.Mais son sens pour le dramatique prend le dessus. Au lieu de répondre, elle raconte l’histoire d’un militaire gay d’une vingtaine d’années qu’elle a rencontré chez Best Buy la nuit dernière. « Il avait peur de se faire renvoyer, d’être jugé ou découvert. [Il a dit] que le combat en Amérique contre le « Don’t ask, Don’t tell » et le combat pour l’égalité l’ont rendu plus fort et qu’il s’est senti en sécurité, et il m’a donné sa veste de militaire. » Gaga est silencieuse durant un instant. « Nous nous sommes pris dans les bras et avons pleuré. Quiconque dit que je ne suis pas sincère n’est pas intéressé par le triomphe dans ce combat. Nous avons partagé un moment si pur et magnifique, et je me souviens m’être dit qu’il n’y a pas de vente d’album, pas de numéro 1 qui pourrait rivaliser avec ce moment. C’est ce qui est putain d’important. Ce qui est putain d’important c’est si je peux écrire une seule chanson qui changera quelque chose dans la vie d’une seule personne. »
 
‘Born This Way’, le single qu’elle a sorti en février, désire pleinement être ce genre de chanson. C’est un morceau dance vibrant avec un message fait pour donner du pouvoir aux gens seuls, aux insatisfaits, aux victimes de discrimination. Même Elton John avait prédit qu’il surpasserait ‘I Will Survive’ en tant que grand hymne gay. La chanson est immédiatement arrivée en haut des charts, où elle est restée durant six semaines, devenant le premier numéro 1 à mentionner les personnes transgenres. Le single a aussi reçu une bonne dose de critiques. D’une part on l’a diabolisé pour ses emprunts trop présents à Madonna, et d’autre part pour les paroles ‘Don’t be a drag / Just be a queen’, dont certains ont dit que cela aliénait les gays ne se travestissant pas ou ne se considérant pas comme des reines.
 
Les premiers signes d’un autre mot en B – backlash – (NdT : contrecoup violent) ont commencé à faire surface. En devenant si puissante si rapidement, Gaga s’est surement isolée avec une armure invisible. Son ami Mario Lavandeira (aussi connu sous son nom de blogger Perez Hilton) dit que les critiques l’atteignent, mais qu’elle choisi de les affronter. « Elle aime avoir deux pas d’avance sur les autres, » dit-il. « La seule manière de faire ça est d’être connecté et au courant de ce que les gens font, pensent et comment ils réagissent. » Le maquilleur Billy Brasfield, un membre de l’équipe glam de Gaga, dit qu’elle lit tout ce qui est écrit sur elle, peu importe que ce soit mesquin. Il avance que cela sert finalement à renforcer la résolution de Gaga à réussir pour ses fans, à leurs montrer que si elle peut, ils le peuvent aussi. « En faisant face aux gens qui ne vous aiment pas, vous vous éduquez avec ce que disent les gens, » raconte Billy B. « Vous prenez tout ce que vous pouvez en apprendre, et envoyez chier le reste. »
 
Alors qu’il serait impossible à n’importe quel album d’être à la hauteur de l’hyperbole et de l’anticipation qu’a connu ‘Born This Way’ – Gaga le décrit elle-même comme « le plus grand album de la décennie » – les critiques se sont révélées respectable pour la plupart, et les ventes spectaculaires. L’album est lourd, énorme, produit méticuleusement, un assaut auditif éclectique. Les paroles sont remplies de métaphores, de messages sur l’acceptation et la prise de pouvoir, et il y a une abondance de références aux figures religieuses, ainsi qu’aux présidents morts et à leurs maitresses. Pourtant, pour une artiste si progressive, le son est étonnamment rétro – ancré entre du Bruce Springsteen du milieu des années 80 et de la techno de la fin des années 80. Comme sa créatrice, il s’éparpille dans tous les sens.
 
« Je dirais que c’est précisément l’objet de ‘Born This Way’. Il ne s’agit pas d’être né à un moment ; il s’agit de renaitre encore et encore jusqu’à trouver et devenir la personne unique et spéciale en soi, qui sera plus courageuse, et sûre d’elle, et plus prête à affronter le monde, » dit-elle. « Et je suis née ainsi. C’est la personne que je suis. Certaines personnes ne sont pas nées pour porter des masques, moi oui. Je suis née pour porter des masques et des perruques et des tenues. Pour m’exprimer à travers mes vêtements et mes performances artistiques, et c’est celle que je suis. Et la chanson est faite pour libérer non seulement d’un point de vue individuel mais aussi d’un point de vue créatif. »
 
Elle sait qu’avec sa célébrité outrageuse viennent les frondes et les flèches des cyniques. Sa position fait d’elle une cible facile et, comme rite de passage et badge d’honneur pour la musicienne, elle a été insultée dans une chanson d’Eminem et l’Eglise Baptiste antigay de Westboro a manifesté à son concert de St Louis en Juillet 2010. Elle s’adresse à tous les sceptiques dans ‘Bloody Mary’, l’une des nombreuses chansons de son nouvel album qui fait référence à Jésus, dans laquelle Gaga chante : « Je suis prête pour leurs pierres. » Mais l’est-elle vraiment ? « La nature de ce que j’ai créé est très polarisante. La perception que le public a de moi est la chose la moins importante sur ma liste, » dit-elle. « Les rumeurs, les attaques , c’est ce qui vient avec le fait d’être une musicienne et une personnalité publique. Je me préoccupe seulement de ce que je peux changer. Comment puis-je faire avancer les choses ? Comment puis-je faire partie du combat contre les problèmes sociaux modernes ? Comment puis-je changer la vie des jeunes gens ? Comment puis-je créer un show et un album qui seraient le portail de la surréalité, de la libération de nos insécurités et du fait d’être fiers de nous-mêmes ? Je suis une putain de hippie dans ce sens, et c’est juste celle que je suis. »
 
Dans la catégorie les-actions-parlent-plus-que-les-mots, on pourrait solidement placer la transaction de Gaga avec le revendeur Target. Beaucoup de gens se sont indignés en février dernier lorsqu’il a été annoncé qu’une édition spéciale de l’album de Gaga serait vendue exclusivement par cette société, après que Target ait essuyé les feux d’activistes LGBT. Le comité d‘action politique de la société avait fait des dons pour soutenir le candidat antigay Tom Emmer, lors de sa course ratée en 2010 pour le poste de gouverneur du Minnesota. La société s’est excusée et a promis de faire plus attention à ses dons, mais on appris plus tard que les trois quarts de l’argent du comité étaient allés à des politiciens de droite antigay. Il y eut des appels au boycott du géant de la distribution. C’est dans ce contexte que Gaga a rencontré « l’intégralité de l’équipe dirigeante », et a peu après annulé l’accord.
 
« Soit vous essayez de faire changer les choses, soit vous ne le faites pas, » se rappelle Gaga au sujet de cette rencontre, durant laquelle elle a insisté pour que Target s’allie à des œuvres de charités et des organisations LGBT. Alors que les détails n’ont pas été rendus publiques, les termes n’ont pas satisfait la chanteuse. « Prendre une position ambigue, ce n’est évidemment pas ce que je cherche. J’aime aller droit au but. Soit vous en êtes, soit vous n’en êtes pas. Je suis de New York. Je sens quand on me raconte des conneries. Je le sens à des kilomètres. »
 
Elle veut qu’il soit clair que s’écarter d’un partenariat potentiellement lucratif n’était d’aucune manière une concession pour marquer des points auprès d’un public particulier. « J’étais très mécontente de l’ambiguïté et de la manière dont Target tenait ses positions, » dit-elle. « Je pense que les monopoles sont injustes, en ce qui concerne l’industrie musicale et le fait que les artistes aient une arme pointée sur eux pour leur dire où ils doivent vendre leurs albums. C’est injuste pour nous, c’est injuste pour le public, c’est injuste pour les communautés qui en sont affectées. Et je voulais prendre position. »
 
La position que Gaga a déjà prise est indéniable. Elle a milité contre la loi DADT et été escortée par un groupe de militaires gay lors d’une remise de récompenses. En 2009 elle a livré un discours galvanisant devant une foule rassemblée pour la Marche Nationale pour l’Egalité à Washington DC. Est-ce que stimuler une foule politique donne une sensation différente que de performer ? « Oui, c’est électrisant d’une manière totalement différente. J’aime le fantasme du Monster Ball, mais ce n’est qu’un fantasme ; c’est un endroit où s’échapper. Alors que lorsque je travaille en tant qu’activiste politique, nous sommes ancrés dans la réalité. Nous sommes ancrés dans la réalité du combat. »
 
Lorsque Gaga avait été interviewée en Février pour une partie de l’émission ’60 Minutes’, elle avait pris le contrôle des éclairages et du placement des caméras. Anderson Cooper avait fait la remarque qu’il n’avait jamais vu quiconque faire cela auparavant, mais qu’il avait entendu que Barbra Streisand et Madonna faisaient de même. Gaga avait ri et appelé les deux artistes ses « sœurs. »
 
Plus que la majorité des artistes féminines de sa génération, Gaga mérite la comparaison à ses « sœurs » des décennies précédentes. Toutes ont une volonté de fer légendaire, des légions de fans gays dévoués depuis leurs premières performances publiques, le folklore entourant leurs existences pré-postérité, et toutes ont été des avocates rebelles et franches pour l’égalité. Tout comme les deux autres, Gaga a transcendé un look non conventionnel et ethnique afin de redéfinir un nouveau standard de beauté. Le sex appeal vend, mais la longévité requiert de la passion et de l’audace. Gaga comprend cela. « Il n’y a pas de drame, pas de jalousie, pas de compétition, » dit-elle à propos des femmes qu’elle admire. « Elles sont heureuses de voir d’autres femmes réussir. »
 
« Je me sens si connectée à Madonna de plusieurs manières, et je me sens connectée à Barbra, et je me sens connectée à Cher et Blondie et à toutes les femmes qui étaient là avant moi, » ajoute Gaga. « Je les ai vénérées toute ma vie et je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui si elles ne m’avaient pas inspirée. Je me sens très reconnaissante d’avoir de telles femmes fortes à admirer. »
 
Considérant l’instinct pour la comédie qu’elle a démontré lors de ses deux apparitions en tant qu’invitée au Saturday Night Live, peut être que Gaga est prête à suivre les traces de ses « sœurs » et à se lancer dans une carrière de comédienne. Elle ne fait pas cas de cette suggestion. « Je ne sais pas, » me dit-elle. « Peut être un jour. Pour le moment je suis vraiment focalisée sur cet album. J’adore vraiment faire de la musique. Je sais que ça semble fou, mais je suis obsédée… obsédée par la musique. Je prends vraiment du plaisir à faire des albums pour le moment. »
 
Gaga ne prend pas sa célébrité pour acquise. Elle sait qu’avec vient une dose de responsabilité. « Je crois que j’étais destinée à être une artiste, » dit-elle. « Au bout du compte je pourrais rouler en Rolls-Royce, m’acheter des manoirs, faire des disques, et danser en sous-vêtements. Mais pour être honnête, je ne suis pas du tout intéressée par tout ça. Je préfère être à des rassemblements avec les fans, faire partie de leur voix, aider à mobiliser et imposer le changement. Si les gens ne me croient pas, ils n’ont pas à faire partie de ça. »

 

Traduction par Christelle

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17 commentaires on “The Advocate”

  1. J’aurais appris le vrai nom de Perez Hilton, et que Gaga lit tous ce qui la concerne ce qui doit être dur parfois. C’est un bon article rappelant que l’album à eu de bonne critique et que contrairement à se que disent certain l’album marche.

    GAGAVISION vous pensez que sa vaut le cout de regarder les teen choice awards cette nuit, pour voir si Gaga sera présente ?

  2. J’ai bien aimé cette interview. Très sympa et agréable à lire. Même si une fois de plus ont est pas loin du cliché « Adorer Gaga = Etre gay »

    Par contre ce passage du dernier paragraphe : « Au bout du compte je pourrais rouler en Rolls-Royce, m’acheter des manoirs, faire des disques, et danser en sous-vêtements. Mais pour être honnête, je ne suis pas du tout intéressée par tout ça.»

    Ah et tout ça elle ne le fait pas ? oO

    Ok elle roule peut être pas en Rolls, mais quant elle se déplace c’est souvent dans des Mercedes à plusieurs centaines de milliers d’euros. Dans la pierre elle me fera pas croire qu’elle y a pas investit dedans, c’est juste la base dans ce milieu là dès que t’as du fric. Faire des disques…heu attendez je vérifie….ah si c’est bon ça aussi elle en fait (désolé j’ai eu un doute). Et danser en sous-vêtement…..heuuuu l’after des CFDA award’s par exemple ?

    Sinon le coup de « Ca va, la perversité c’est bien » m’a bien fait rigoler ^^

    Enfin, merci Christelle pour la traduction :-)

      1. J’ai jamais dis ça. D’ailleurs moi même je pourrais pas me déplacer dans cette merde à quatre roues.

        Je disais juste que ce dernier paragraphe n’a aucun sens, car tout ce par quoi elle dit ne pas être intéressée, comme les voitures de luxes, les achats immobiliers, l’enregistrement de disques (lol la bonne blague) ou encore fêtes dans des tenues très légères, ben c’est juste tout le contraire.

  3. Merci Christelle ! =D
    on sait bien ce que gaga pense des gens qui la croix faux-cul, ce qu’elle pense des gens anti-gays et tout … Et c’est là qu’on voit qu’elle a de la gueule ! xD

  4. Waouw merci Christelle pour cette super traduction ! Jte tire ma révérence ! Bravo !’ Et tout sa pour nous ! Encore MERCI !

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