ARTPOP track-by-track par Lady Gaga


Lady Gaga a accordé à la radio Sirius XM un voyage à travers l’album ARTPOP au complet, en expliquant les inspirations et messages derrière chacune des chansons. Découvrez les retranscriptions françaises pour chaque chanson ci-dessous:
Aura
Aura est la première chanson dont on fait l’expérience sur l’application ARTPOP. J’ai donc écrit cette chanson, en quelques sortes, pour accompagner cette expérience. Dans la chanson je dis « Veux-tu voir la fille qui vit derrière l’aura ». C’est une chanson qui parle de beaucoup de choses différentes, mais ce dont ça parle vraiment, c’est du fait que les gens ont une certaine perception de moi car je porte beaucoup de mode visuelle et je suis une personne créative, donc cette chanson vise à dire que ce n’est pas parce que toutes ces choses sont là qu’il n’y a pas la même personne en-dessous. Ca veut aussi dire que ces voiles sont surtout là pour protéger les choses très secrètes que je retiens, comme ma créativité. Mon « aura » est la façon dont je vis avec ma folie. Je me sens assez folle, donc la chanson paraît assez folle elle-même. C’est une chanson que j’ai faite avec DJ Zedd et les Infected Mushrooms, il y a des sons de guitare qui s’en vont et reviennent sur ce beat très complexe. J’ai une personnalité complexe et intense, donc la chanson reflète ceci. Les paroles disent: « La popstar énigmatique est marrante, elle porte la burqa pour la mode. Ce n’est pas plus une déclaration qu’un geste de passion. » Tout le monde pense que tout ce que je fais est une déclaration, mais parfois je suis juste animée par quelque chose de passionné, et je veux l’exprimer.
Venus
C’est la première chanson que j’ai produite moi-même. J’ai un peu travaillé avec Madeon dessus, il a fait un peu de co-production, mais c’est vraiment ma musique. Cette chanson est un peu hybride, elle mélange plusieurs choses. L’une d’elles est Venus, la Déesse de l’Amour telle que nous la connaissons dans la mythologie Romaine et Grecque, mais aussi les planètes. Cette chanson parle de la foi, mais aussi de retrouver la foi dans d’autres endroits, dans l’au-delà, mon expérience avec l’amour étant quelque chose que j’ai mis beaucoup de temps à trouver. C’est vraiment psychédélique et elle vous emmène dans un voyage. J’ai acheté un sample de Sun Ra, « Rocket Number Nine », qui a ensuite été reprise par un groupe français, Zombie Zombie. J’ai donc eu plusieurs inspirations pour cette chanson ; un disco futuriste rencontre les années 70 et le jazz. J’ai passé beaucoup de temps dessus, pour la rendre exactement comme je voulais qu’elle soit. « Déesse de l’amour, emmène-moi à ton chef, emmène-moi sur ta planète, emmène-moi à ton chef, emmène-moi sur Venus ». La chanson parle de sexe, mais de la façon la plus mythologique qui soit.
G.U.Y
G.U.Y, j’ai fait cette chanson avec Zedd. Ce que j’aime à propos de cette chanson c’est que c’est du féminisme de la troisième vague, en quelques sortes : nous n’avons pas besoin – ou moi, en tout cas – d’être toujours au-dessus ou d’avoir le contrôle comme un homme. Je suis une power bottom (Ndlt: Terme utilisé pour le sexe chez les homosexuels.), j’aime être en-dessous. G.U.Y signifie Girl Under You, et je dis « Je veux être cette G.U.Y – la fille en-dessous de toi, GUY ». La chanson parle du fait d’être à l’aise en étant en-dessous, car tu es assez forte, tu n’as pas besoin d’être au-dessus pour savoir que tu vaux le coup. Je l’ai produite avec Zedd, mais encore une fois j’ai aussi co-produit la chanson donc je pense que ça doit être amusant pour ses fans de voir comme c’est différent de ses musiques habituelles ; on peut vraiment entendre les deux personnes collaborer et avoir un réel échange entre deux auras.
Sexxx Dreams
Sexxx Dreams parle de…rêve érotiques ! *Rires* Choquant ! Cette chanson était au début une sorte de ‘groove mambo’, puis je l’ai laissé nous hypnotiser et j’ai commencé à l’écrire. Tout le monde vous le dira, au début personne ne savait où j’allais avec cette chanson ; ils ont passé 3 heures à ne rien comprendre ! Et lorsque je suis arrivée au refrain ils ont finalement compris : « Je vois, je vois, ça prend tout son sens ! ». Chaque fois qu’on a essayé d’enlever ou de remplacer des morceaux de la chanson, ça n’allait pas, parce qu’elle est vraiment spéciale, c’est un voyage. J’alterne entre la parole et le chant ; je parle à une personne et chante à une autre, et cela s’inverse pour le second couplet. Je parle à mon petit copain (ou ma petite copine) qui est avec moi dans le lit, et l’autre personne à qui je parle est celle qui est dans mon rêve érotique à cause duquel je me sens comme une criminelle. Cette chanson parle aussi du type de rêve érotique que j’ai, qui ne sont sûrement pas comme ceux des autres ; ils sont vraiment bizarres et fous. La chanson vous transporte dans un voyage à travers mon esprit, puis à la fin vous arrivez au jour d’après, le lendemain du rêve érotique, lorsque vous croisez la personne et que c’est très embarrassant. Je dis : « Regarde-moi à la piscine, demain lorsque je te croiserai, demain lorsque je te croiserai… »
Jewels N Drugs
Jewels N Drugs est aussi une chanson que j’ai faite avec DJ White Shadow. Il est vraiment bon avec les musiques hip hop et vient de Chicago donc il y a cette influence trap sur la chanson. Ca commence un peu aux origines du trap, et devient plus électronique, un trap plus évolutif et progressif. J’étais très excitée de travailler avec T.I, Too $hort qui est vraiment génial, et Twista qui est de Chicago. C’est aussi une chanson très spéciale pour moi car en général, lorsque je fais des collaborations hip hop, elles disparaissent dans l’air car les rappeurs retournent dans leur crew et se font dire « Oh je ne sais pas si tu devrais travailler avec Lady Gaga, elle a des fans gays, je ne sais pas si ça va être bon pour ton image… » mais ces gars-là n’ont aucune peur et s’en foutent de tout ça. Ils voulaient vraiment faire une chanson inclusive, qui impliquerait tout le monde, et ils n’ont pas hésité à rassembler ces communautés et les mettre toutes ensemble dans la même pièce; j’ai vraiment apprécié cela.
MANiCURE
Le titre peut en fait s’écrire de plusieurs façons différentes ; il s’écrit MANiCURE sur l’album, mais peut aussi être Man-I-Cure, ou Man-Cure. Cette chanson parle du fait de se préparer à sortir et trouver un homme ou une femme avec qui s’amuser. « Mets du rouge à lèvres, parfume ton cou et enfile tes talons hauts. » Ca parle donc de se préparer à sortir ; faire une manucure à son corps, à son esprit. Le refrain arrive ensuite, il parle d’à quel point tu as besoin et veux vraiment ce que tu désires ; c’est en fait juste un mantra qui répète encore et encore que tu vas coucher ce soir !

Do What U Want

J’ai écrit Do What U Want à Chicago et je l’ai finie dans un avion en direction de Milan. Au départ DJ White Shadow m’a envoyé un groove et il m’a obsédée, mais je ne savais pas encore ce que ça allait devenir, car ça pouvait être tellement de choses. J’ai fini par écrire une chanson R&B, et je me disais « putain, je ne sais même pas si quelqu’un va prendre ça au sérieux, je n’ai jamais écrit une vraie chanson R&B… », mais tout le monde l’a adorée. Et les paroles ne parlent pas seulement de comment je me sens aujourd’hui sexuellement en tant que femme – car c’est le plus beau cadeau que l’on peut faire à un homme qu’on aime, dire ‘fais ce que tu veux de moi, je m’en fous’ – c’est aussi à propos de la presse, devenir de plus en plus célèbre et avoir besoin de trouver un moyen dans mon esprit de gérer et supporter toutes ces choses. Et pour naviguer à travers tout ça, j’ai pris conscience du fait qu’ils font ce qu’ils veulent de mon corps, mais c’est juste le véhicule de ma musique et de mes chansons. Mon esprit et mon coeur, c’est ce que je garde. C’est la partie sacrée qu’ils ne pourront jamais avoir. J’ai demandé à R Kelly de collaborer sur cette chanson car je suis une grande fan, et car il est de Chicago et DJ White Shadow aussi et je vis un peu là-bas, ça a donc paru logique. De plus, c’est quelque chose qu’on a en commun, beaucoup de gens écrivent des mensonges sur moi, tout le temps, et sur lui aussi. On a donc vraiment eu une connexion et c’est devenu une expérience émotionnelle, on a vraiment eu une alchimie.

ARTPOP
C’est la première chanson que j’ai écrite, elle a aussi été produite par DJ White Shadow. C’est très intéressant comment c’est arrivé ; une fois qu’on l’a faite, on n’a rien voulu changer à la chanson. Je ne suis pas comme ça d’habitude, j’adore ajouter des choses, changer, laisser les choses évoluer. Mais ARTPOP est vraiment une sorte de brasier, je ne voulais pas qu’elle parte dans une direction précise ou explose en orgasme, car ça aurait été composer quelque chose qui serait comme tous les autres orgasmes que j’ai déjà eu. Comme c’est vraiment le centre de l’album, je voulais qu’il y ait un ton plus infini à ce concept d’ARTPOP – selon lequel on peut mettre l’art en avant, et qu’on peut empêcher le monde de l’entreprise de contrôler l’art. L’artiste peut faire en sorte que nos idées et nos visions soit la chose la plus importante qui contrôle la culture, qui contrôle les industries. Je ne voulais pas qu’ARTPOP évolue trop, je voulais que ça hypnotise les gens et devienne comme un mantra, lorsque je dis « Nous pourrions nous accorder, ARTPOP ». C’est une métaphore pour l’amour entre moi et mes fans : si nous pouvons nous accorder, alors l’art et la pop le peuvent aussi.

Swine
Swine est une chanson très personnelle. Elle parle des expériences sexuelles les plus perturbantes et éprouvantes que j’ai vécues, dans ma jeunesse. C’est une chanson émotionnelle et énervée où je crie et couine, et j’essaie de me moquer de ça et de tourner ceci en chanson dance. Puis inévitablement, on arrive à ce refrain où on sent vraiment un sens de la gravité au milieu de la chanson. Je dis : « Je sais que tu me veux, tu n’es qu’un cochon dans un corps d’humain. Couineur, couineur, tu es si dégoûtant. Tu n’es qu’un cochon dans – Swine », puis je crie SWINE encore et encore, dans une voix intense et émotionnelle. Cette chanson a été très importante pour moi, ça a été un exorcisme; puis le groove et le beat sont si durs et chaotiques. C’est une vraie libération lorsque je la joue.

Donatella
J’ai écrit cette chanson avec DJ Zedd, en Thaïlande. Quand on travaillait dessus je ne savais pas encore vraiment de quoi ça allait parler, puis j’ai commencé à l’écrire. Je voulais vraiment que ce soit à propos de Donatella, qui est mon amie – Donatella Versace – et à propos de quelque chose que nous avons toutes les deux en commun. Ce thème est aussi un peu sur Do What U Want ; ce sentiment d’être incomprise, mais au lieu de riposter contre tout le monde, se moquer de ce qu’ils disent sur nous deux. Donc je dis : « Je suis une garce riche, je suis de la haute-société. Je suis la perle de ton huître, je suis un bébé ; je fume des Marlboro Reds et bois du champagne. » Ce sont des choses ridicules, des choses que tu ne voudrais jamais voir écrites à propos de toi en tant que personne, mais qu’ils écrivent sur nous tout le temps. Alors au lieu de les laisser nous faire sentir plus petites, je le crie sur tous les toits, sur ces beats puissants. C’est juste une chanson amusante, et c’est une très bonne amie et elle m’a vraiment aidée pendant des périodes dures de ma vie donc je voulais vraiment lui rendre hommage sur l’album.

Fashion!
J’ai écrit cette chanson avec Will.I.Am, c’est la toute première chanson que l’on ait faite tous les deux. Nous avons essayé de travailler ensemble pendant des années, mais on est tous les deux très sélectifs et je n’étais pas prête, je ne trouvais pas la bonne chanson, ce n’était pas encore la bonne. Mais celle-ci était la bonne ; le bon groove, la bonne chanson : je l’ai bien senti. On a travaillé un petit moment ensemble dessus, on l’a rendue parfaite et on a passé vraiment beaucoup de temps à l’éditer pour que ce soit la bonne. C’est juste une chanson amusante qui parle de s’habiller et d’avoir l’impression de posséder le monde. Je pense que les gens imaginent que quand je m’habille et que je met mes costumes pour mes performances c’est juste pour l’attention, mais en réalité j’ai l’impression que ça me grandit et j’ai plus confiance en moi en étant capable de me transformer.

Mary Jane Holland
J’ai écrit cette chanson avec Madeon. C’est un DJ français vraiment incroyable, un producteur et un musicien génial. Il est très très jeune et très mignon, je l’adore absolument. Lorsque j’étais à Amsterdam, je l’ai appelé et je lui ai dit que j’avais des idées sur ce que je voulais faire sur l’album, mais je lui ai dit : Tu sais quoi ? Envoie-moi ce que tu veux. Il m’a envoyé des idées de beats, j’étais à Amsterdam et j’ai commencé à écrire. Puis j’ai teint mes cheveux en brun. Je ne savais même pas pourquoi, j’ai dit à Freddi : ‘allons-y, je n’ai juste plus envie d’être blonde. J’ai l’impression que le monde possède ma blondeur, ce n’est plus la mienne, et je n’ai pas envie de me sentir possédée. Je veux sortir aujourd’hui et m’amuser, je ne veux que personne sache que c’est moi, j’ai juste besoin d’une nuit de liberté. Et je ne veux pas porter une putain de perruque.’ Alors j’ai teint mes cheveux, on est sortis, je me suis complètement défoncée et j’ai beaucoup bu, on est allés à mon club de strip tease préféré et on a vraiment passé un super moment ; et toute la soirée, je n’ai fait que m’auto-proclamer ‘Mary Jane Holland’. Tout le monde m’appelait comme ça. C’est donc devenu cet alter-ego, cette personne que je suis devenue lorsque j’ai fumé de l’herbe. C’est devenu une source de réconfort pour moi, pouvoir fumer et prendre quelque chose qui m’aiderait avec mon anxiété et me libérerait de la pression que c’est d’être une star. Quand je fume, j’oublie que je suis célèbre – et ce n’est peut-être pas une bonne chose, mais j’ai vraiment adoré ça, j’ai adoré me sentir normale, comme si je pouvais juste sortir et faire tout ce que je veux, être stupide et idiote ou intelligente et marrante ; ça n’aurait aucune importance. Alors je dis : « Je pense que je pourrais aller bien, si je pouvait être Mary Jane Holland ce soir ».

Dope
C’est là qu’on arrive à la triste fin de cette histoire : le fait que je sois devenue vraiment accro à la marijuana. Je sais que ça a l’air fou parce que les gens pensent que tu ne peux pas y être accro, mais je voulais justement être honnête à propos de ça parce que les gens pensent qu’on ne peut pas l’être, alors que si. J’ai commencé à en consommer pour lutter contre mon anxiété ; je fumais de 15 à 20 joints par jour. À un moment donné ça te rend encore plus parano, en sueur, et c’est encore pire qu’avant que tu commences à fumer. J’ai vécu défoncée pendant environ une année entière, peut-être un peu plus. C’était très dur pour les gens autour de moi de me voir dans cet état, tout le temps intravertie. Même si j’étais créative et que j’étais contente de faire de la musique, c’était dur pour eux de me parler… Généralement je suis une personne qui s’exprime beaucoup, mais là je ne m’exprimais plus, et je n’étais jamais vraiment là. J’ai donc écrit cette chanson pour dire que je suis désolée, à tous les gens dans ma vie que j’aime vraiment – dire que je suis désolée à mes fans, à mon petit copain, à mes parents. Et je chante à la fin : « J’ai besoin de vous plus que de la drogue ». C’est la vérité.
Gypsy
J’ai commencé à écrire Gypsy avec RedOne, et je l’ai finie avec DJ White Shadow et Madeon. J’ai mis beaucoup de parties à la guitare sur cette chanson, c’était un peu ma passion en l’écrivant, je me suis amusée avec des parties acoustique jouées par Tim qui joue de la guitare – il est tellement talentueux. Cette chanson parle de voyager autour du monde et parfois se sentir vraiment seule, mais être à l’aise avec le fait d’être seule car j’ai mes fans, et car j’arrive dans un nouveau pays chaque jour, ils sont « mon foyer juste pour la journée ». Ca parle de tomber amoureux, et de ce qui, je pense, est la clé pour rester amoureux. Ce n’est pas essayer d’empêcher l’autre personne de poursuivre son chemin, l’empêcher d’être qui elle est ou la changer. Ca a vraiment été le nouveau succès de ma vie amoureuse: permettre à l’autre d’être sur son propre chemin, être toi-même sur le tien, et juste être très heureux de se retrouver
Applause
C’est la dernière chanson de l’album, ça a toujours été censé être la dernière. Lorsque j’étais en tournée et que ma hanche s’est brisée, je ne savais pas vraiment pourquoi car je fumais beaucoup toute la journée pour ne rien sentir. Quand j’ai compris ce qu’il s’était passé, j’ai réalisé que c’était vraiment les applaudissements des fans qui me permettaient de continuer. Car lorsque j’étais prête à monter sur scène je pleurais comme une hystérique et ne comprenais même pas comment je me sentais ; j’étais prise de vertiges, j’avais mal mais je me disais « bordel je ne sais même pas ce qui me fait le plus souffrir, car ça fait 1 an que je suis en tournée »… Mais je ne voulais pas les laisser tomber, je ne pouvais pas annuler. La seule pensée de laisser 50 000, 30 000, 12 000 ou 8 000 gamins dans une arène me brisait le coeur. J’ai donc tenu chaque soir, j’ai performé encore et encore, jusqu’à ce qu’un soir, je ne puisse plus marcher. J’ai compris que je vivais pour les applaudissements ; pas pour l’attention, la façon dont les gens t’aiment juste parce que tu es célèbre. Je vis pour performer pour les gens, et les entendre applaudir car ils ont été divertis. Je voulais donc faire une chanson sur le divertissement, sur le show business, sur le fait de frapper le gong, et les critiques, et comme ça s’en va et revient dans ta vie lorsque ta popularité grandit. Ce qui me fait vivre, c’est de savoir que j’ai fait quelque chose qui vous a vraiment rendus heureux, et vous a fait avoir une expérience avec la scène, la lumière, entre vous. C’est donc la façon dont j’aime finir l’album, après toutes ces adrénalines différentes… (Voir « Le voyage ARTPOP » )

Le voyage ARTPOP
Vous avez donc traversé toutes ces différentes adrénalines:
– L’adrénaline lorsque tu enlèves le voile.
– Celle lorsque tu entres dans ta ‘Venus’.
– L’adrénaline lorsque je suis en-dessous et que je sais que je suis forte sous l’homme; je n’ai pas à être au-dessus.
– L’adrénaline lorsque tu es allongée à côté de quelqu’un au lit et que tu penses à quelqu’un d’autre.
– L’adrénaline lorsque je suis assise dans mon appartement à Chicago en mangeant des pancakes avec du miel partout, et juste traîner et se dire, j’ai mes amis j’ai ma famille, merde, j’ai tout.
– L’adrénaline lorsque tu te prépares à sortir pour aller draguer une fille ou un gars.
– Celle de savoir que peu importe ce qu’ils disent sur moi, j’aurai toujours mon coeur et mon esprit.
– Le brasier qu’est l’adrénaline d’ARTPOP est plus dans l’hypnose, et l’acceptation de mon adrénaline, qui est quelque chose pour lequel je me bats.
– L’adrénaline de Swine, c’est à dire celle de la peur, de ne pas savoir si tu peux survivre.
– L’adrénaline de Donatella est celle de pouvoir tourner en dérision ce que les gens disent de toi lorsqu’ils parlent de ta blondeur, ton argent, ton poids. Pouvoir transformer ça en quelque chose de positif, et riposter.
– L’adrénaline de Fashion!, celle de pouvoir enfiler un vêtement et être une personne totalement différente qui possède le monde.
– L’adrénaline de MJH, celle de fumer et teindre ses cheveux, pouvoir sortir sans que personne ne te reconnaisse.
– Le seul endroit où l’adrénaline s’éteint est Dope, elle se calme.
– Avec Gypsy ensuite, nous commençons à redevenir joyeux, à transformer ces larmes en quelque chose d’autre; c’est le fait de savoir que j’ai un foyer partout où je vais et que je n’ai plus à me sentir seule.

(Retranscriptions par Gagavision.net)

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22 commentaires on “ARTPOP track-by-track par Lady Gaga”

  1. Je le savais que vous l’avez pas publié hier pour faire la traduction ! Mais je m’attendais à l’attendre au moins jusqu’à mercredi mais non vous êtes vraiment rapide merco beaucoup ! :)
    (D’ailleurs en parlant de ce mercredi, on aaura sûrement le clip de Do What U Want ou le making of )

  2. Enorme merci pour la traduction! :)

    pour moi elle aurait du appeler son album Rollercoaster (non j’avoue c’est un peu moche comme titre) mais pourtant elle parle d’un voyage adrénalique enfin le concept d’ARTPOP est mélangé à beaucoup de choses et c’est un peu plus difficile à suivre que les autres albums mais apparemment c’est le but comme pour la chanson Aura :)

  3. Moi mon attention s’est arretee sur Sexxx dreams tant cette chanson représente beaucoup pour moi.. mais ce que je comprend pas c’est que elle dit « regarde moi le lendemain à la piscine » mais sauf que le bridge est totalement nouveau ( par rapport à la version Itunes Fest.) et que y a plus ces paroles là non? j’ai bien verifier dans le booklet et tout… ( je sais pas si je suis très clair lol

      1. Ah oui je l’entend bien mais c’etait pas ecrit dans le booklet et surtout moi je pensais que c’etait toujours au bridge ^^
        merci, et au passage, bravo pour votre travail de traduction enorme, et votre travail en général pour le siite!

  4. J’aime beaucoup les idées et les références sur cet album ! Cette vidéo est vraiment très intéressante, merci beaucoup pour la traduction. J’adore l’idée de Sexxx Dreams avec le parlé-chanté. Au passage j’adore la voix de Gaga quand elle parle. *_*

  5. Merci beaucoup pour la traduction !! Un important travail à été fait.
    L’article est trés interressant, ca nous permet de réécouter une 456678997653em fois l’album et pouvoir réellement savoir ce qu’on écoute !
    Pour ma part l’adrénaline monte avec GUY, MJH, Artpop et Gypsy !

  6. Je tiens à vous remercier avant tout pour cet énorme travail de traduction! Retranscrire un discours de 20mn, vraiment chapeu!
    Ensuite je trouve la démarche du track-by-track très intéressante! Cela va permettre au fond d’entrer encore plus dans le projet ARTPOP et de comprendre réellement le sens des chansons. Elle permet aussi aux personnes sceptiques sur cet album d’au moins comprendre ce qu’elle a voulu dire dans ses chansons même s’ils n’aiment pas forcément la chanson.

  7. Après 1 mois d’écoute, mes préférées restent Swine (la meilleure de l’album), Aura, ARTPOP, Jewels ‘n’ Drugs, Mary Jane Holland et Sexxx Dreams tandis que celles que je n’aime pas sont Applause, MANiCURE, Gypsy, Fashion! et G.U.Y.

    Vidéo très intéressante sinon.

  8. Pour Mary Jane Holland, j’avais exactement imaginé ça (le fait qu’elle laisse tombé ses perruques pour être brune et simple) en regardant les paroles qui me paraissaient au départ assez étrange. Surtout qu’elle avait publié une vidéo en brune sous le titre de Mary Jane.

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